Contexte

Le SMDEA assure la gestion et l’exploitation de 300 communes, alimentées par près de 600 captages d’eau, via 4600 km de réseaux.
Certaines sources principalement situées en zones de montagne et piémont, de formation calcaire, caractérisées par la prépondérance du drainage souterrain et qui ne disposent pas de prétraitements par systèmes de filtration, peuvent se troubler en cas de fortes
pluies (phénomène de turbidité).
En cas de dépassement de la limite de qualité sur le paramètre de turbidité, l’eau distribuée par les canalisations est alors déclarée impropre à la consommation humaine. C’est le cas de tout le système hydrogéomorphologique du Pays d’Olmes et plus
particulièrement le secteur du Douctouyre, qui alimente 6 communes en eau potable.
La haute vallée du Douctouyre est alimentée en eau potable par la source du Prat d’Amont, située sur la commune de Roquefort les Cascades. Un réseau de 40 km dessert 500 abonnés sur les communes suivantes : Roquefort les cascades, Lieurac, Ilhat, Le
Carla de Roquefort, Le Sautel, et 6 hameaux de Dun (Gouiric, Taychel, La Bayche, Lassalle, Le Cazal).


Depuis 2018, ce secteur est régulièrement impacté par des dépassements de limite de la qualité de l’eau distribuée sur le paramètre de la turbidité. Cela peut représenter jusqu’à 25% du temps dans l’année d’interdiction de consommer l’eau.
Les pics de turbidité constatés par le SMDEA lors de ses autocontrôles réguliers de la qualité de l’eau sont indépendants de l’état de vétusté des réseaux. Ils sont strictement liés à des phénomènes de turbidité de la source, certainement
en lien, d’après des experts en météorologie, à des phénomènes météorologiques exceptionnels de forte pluviométrie liés au réchauffement climatique.
Construction de l’unité de traitement d’eau potable de la vallée Douctouyre. Dans le secteur du Pays d’Olmes, la construction des usines d’ultrafiltration à Bélesta et de filtration à Montferrier a permis de pallier durablement les problèmes de turbidité de
l’eau sur tout le secteur de la Vallée du Touyre.
Il en sera de même, par parallélisme de forme, avec la construction d’une unité d’ultrafiltration pour la vallée du Douctouyre.
Un projet débuté en 2019 et qui verra le jour pour la fin de l’année 2022.
Une fois cette unité mise en service, il n’y aura plus de problèmes de non-conformité de la qualité de l’eau dans le Pays d’Olmes (vallées du Touyre et du Douctouyre).

Les travaux engagés

Le SMDEA a lancé en 2019 une étude de schéma directeur d’alimentation en eau potable du
secteur de la Basse Ariège, à partir de la capacité résiduelle de production de l’usine de La
Tour du Crieu. Le secteur du Douctouyre était pris en compte dans le cadre de ce schéma
directeur. Le montant de cette étude préalable s’élève à 290 000 €. Les premiers résultats du schéma directeur ont été présentés lors de la réunion territoriale du mardi 29 octobre 2019, à laquelle l’ensemble des élus du territoire du Pays Cathare et
du Douctouyre étaient conviés. Le rendu final de l’étude, en 2020, a permis au SMDEA de chiffrer et de comparer deux
solutions techniques :
– Le raccordement du secteur du Douctouyre à l’unité de distribution de la Basse Ariège (La Tour du Crieu),
– La mise en place d’un système de traitement spécifique de la source du Prat d’Amont, de type membranaire comme à Bélesta ou de type filtration sur sable, comme à Montferrier.
C’est ce dernier choix stratégique qui a finalement été retenu. Une nouvelle filière compacte sera construite, en utilisant le procédé
d’ultrafiltration. L’unité sera capable d’assurer un traitement de qualité supérieure à 5 fois la norme en vigueur, garanti 100% du temps et pour un débit journalier de 300m3