SMDEA09 Syndicat Mixte Départemental de l’Eau et de l’Assainissement - Ariège Pyrénées

Les périmètres de protection

La nécessité de préserver les ressources destinées à la consommation humaine est une priorité affichée tant au niveau national que local. En complément des mesures générales de protection des ressources en eau, les périmètres de protection s’affirment comme l’outil privilégié pour prévenir et diminuer toute cause de pollution susceptible d’altérer la qualité des eaux prélevées.
Sur le périmètre du SMDEA, on dénombre environ 452 ressources (dont 5 prises d’eau (Mas d’Azil, Carbonne, La Tour du Crieu, Serres sur Arget et Saverdun), pour la plupart situés en zone montagneuse.
La faible densité humaine, le peu d’activités présentes, laissent supposer une eau de bonne qualité et naturellement protégée.
Pourtant, les ressources en eau sont vulnérables. Les zones de montagne offrent une grande diversité de terrains dans lesquels se développent de nombreux aquifères de faible capacité et de perméabilité très variable. Par ailleurs, de nombreuses sources sont soumises à des risques de pollutions bactériologiques importants, en partie du fait de la présence d’animaux sauvages ou domestiques à proximité de l’émergence.

Les périmètres de protection des captages sont définis de façon à prévenir d’éventuelles contaminations accidentelles de la ressource en eau, en réglementant ou en interdisant certaines activités qui constituent un risque potentiel pour la qualité de l’eau. Ils sont utiles pour supprimer ou réduire les sources ponctuelles de pollution existantes et surtout pour empêcher l’installation de nouvelles sources de contamination.

Les périmètres de protection correspondent à un zonage établi autour des points de prélèvement d’eau destinée à la consommation humaine en vue d’assurer la préservation de sa qualité. Ils sont définis après une étude hydrogéologique, et prescrits par une Déclaration d’Utilité Publique.

Ils prennent la forme de 3 zones dans lesquelles des contraintes plus ou moins fortes sont instituées pour éviter la dégradation de la ressource.

Le périmètre de protection immédiate  : Il correspond à l’environnement proche du point d’eau. Il a pour objet d’empêcher la dégradation des ouvrages et d’éviter les déversements de substances polluantes à proximité immédiate du captage. Il doit être obligatoirement acquis par la collectivité et clôturé. Toute activité y est interdite, autre que celles nécessaires à l’exploitation et à l’entretien de l’ouvrage.

Le périmètre de protection rapprochée  : Il a pour but de protéger le captage vis-à-vis des migrations souterraines de substances polluantes. Il délimite autour ou en amont de l’ouvrage un secteur de quelques hectares en général. A l’intérieur de ce périmètre, toutes les activités susceptibles de nuire à la qualité des eaux sont interdites ou soumises à des prescriptions particulières (constructions, rejets, dépôts, épandages, ...). L’acquisition, facultative, par la collectivité, des terrains concernés, peut s’avérer utile si la collectivité souhaite s’assurer le contrôle total de la protection.

Le périmètre de protection éloignée : Il correspond à la zone d’alimentation du point d’eau, voire à l’ensemble du bassin versant. Facultatif, il peut se justifier quand certaines activités sont à l’origine de pollutions importantes et lorsque des prescriptions particulières peuvent réduire significativement les risques sur le captage. A l’intérieur de cette zone sont également réalisées des actions de communication et de sensibilisation.

Plus particulièrement pour les eaux superficielles, les périmètres de protection doivent permettre de supprimer les sources de pollution ponctuelles pouvant parvenir dans un délai bref jusqu’à la prise d’eau. La création de stations d’alerte, en amont du point de prélèvement, peut se justifier, surtout pour d’importantes prises d’eau implantées en aval d’activités à risques (activités industrielles