SMDEA09 Syndicat Mixte Départemental de l’Eau et de l’Assainissement - Ariège Pyrénées

Le traitement de l’eau potable

Le plus souvent, l’eau d’origine souterraine peut être naturellement potable. Lors de son long parcours naturel, l’eau se charge en sels minéraux, oligo-éléments argile, matières organiques, produits chimiques, gaz, bactéries, polluants … Ce sont ces éléments en suspension ou en solution, certains constituent des éléments indispensables au développement du corps humain, d’autres sont des impuretés qui devront être éliminées. Les eaux de surface en contiennent, les eaux souterraines bénéficient du rôle de filtre naturel du sol, qui élimine en grande partie les impuretés. C’est pourquoi les eaux souterraines sont souvent de meilleures qualités et ne nécessitent généralement pas ou peu de traitement.

Un traitement préventif ou curatif

Selon la qualité de l’eau captée, son traitement est préventif ou curatif. Il est préventif pour garantir que l’eau demeure potable pendant toute la distribution. Il est curatif lorsqu’il faut traiter l’eau pour la rendre potable.

- Le traitement préventif consiste à la désinfection dont le but est d’éliminer les micro-organiques pathogènes susceptibles de nuire à la santé des consommateurs. Les procédés chimiques de désinfections à base de produits oxydants tels que le chlore, l’eau de javel, l’ozone ou le procédé physique à ultraviolets sont répandus. L’avantage des composés chlorés (chlore, gazeux ou bioxyde de chlore) est leur effet rémanent, c’est-à-dire que leur action désinfectante persistez tout au long du réseau de distribution.
Le traitement par ultraviolets empêche la prolifération des bactéries, il n’y a pas d’effet rémanent et est plus adapté aux réseaux cours. L’ozone est utilisable principalement sur des unités de grandes tailles, c’est un oxydant puissant mais peu rémanent.
 
 
 
 
 
- Le traitement curatif : Pour les eaux superficielles, des traitements plus ou moins élaborés sont souvent nécessaires, la première étape consiste à retenir les grosses particules à l’aide de grilles plus ou moins fines. La seconde étape est la floculation (les particules sont agglomérées) suivie de la décantation (les particules agglomérées sont entraînées par leur poids au fond des grands bassins appelés décanteurs.
L’eau traverse ensuite un lit de sable afin d’éliminer les particules plus fines. S’il reste des éléments micropolluants, une filtration sur charbon actif permet de retenir les pesticides et les hydrocarbures.
Enfin une désinfection finale est effectuée.
Des traitements de neutralisation et d’élimination du fer ou du manganèse sont parfois nécessaires. La neutralisation consiste à éliminer l’excès de gaz carbonique présent dans l’eau afin que celle-ci n’attaque pas la canalisation, du fait de son acidité.
Des traitements sont mis en œuvre dés que les ressources présentent des taux excessifs en fer ou en manganèse. Ces éléments, bien que utiles au corps humain, peuvent devenir, par des phénomènes d’eaux troubles ou colorées, source d’inconfort pour les usagers.

Le traitement est réalisé en 4 étapes :

L’Aération
Elle permet d’éliminer l’hydrogène sulfuré (mauvaise odeur) et elle apporte de l’oxygène à l’eau). L’aération de l’eau est réalisée au moyen de deux cascades artificielles en station de production.

L’Acidification
L’eau est mise à l’équilibre calco-carbonique par une injection d’acide chlorhydrique afin de réduire son effet entartrant.

La Filtration
La filtration de l’eau par le sable permet de réduire le taux de fer et de retenir les particules. L’eau traverse une couche de sable qui retient les dernières particules en suspension.
Le fer est retenu dans les filtres par des bactéries spécifiques (ferro-bactéries) fixées dans le sable.

La Chloration
Pour conserver un état sanitaire correct de l’eau dans le réseau de distribution, une injection de dioxyde de chlore est effectuée après l’étape de filtration. L’ajout de chlore maintient une bonne qualité de l’eau tout au long de son parcours dans les canalisations.